dimanche 19 août 2012

Un tee pour un nouveau départ...

Je ne sais pas pour vous, mais moi lorsque j'arrivais sur l'aire de départ du premier trou, je me sentais dans l'oeil d'un cyclone. Les trous suivants apportaient doucement plus de sérénité. J'ai essayé de regarder avec bienveillance cette troublante tempête. Je venais tout de même sur ce parcours pour me détendre, mais cette bonne intention ne semblait pas suffire. J'ai observé ces bourrasques au fil des parties et j'ai doucement reconnu des causes à ces turbulences.

Mon état d'esprit est essentiel pour nourrir une partie agréable. Ce qui nourrit cet état d'esprit est alors une priorité pour moi. Comment est-ce que j'arrive au club house pour débuter mon parcours? Quelle est ma météo intérieure? Autant de question pour faire un point pour que ce départ soit un nouveau et non la répétition des précédents comme un jour sans fin (vous vous souvenez ce film, où Bill Murray se réveille tous les matins dans le même jour).

J'ai observé, par exemple, que lorsque j'avais pris du retard sur l'horaire, j'avais tendance à être stressé, à pousser le champignon sur la route, à ne pas trouver de place sur le parking, à accélérer le pas, ... Au moment d'engager la partie, cette énergie d'énervement, d'irritation était vraiment là. J'amène donc avec moi l'état d'esprit du trajet, voir de ma journée de travail!

Le remède a été très simple. Je me prends suffisamment à l'avance pour partir au golf. J'ai bien inscrit ma partie la veille.

 Mon secret est alors de ne pas me sentir presser d'en découdre, d'exploser mon dernier score.

  1. J'ai mis en place une routine pour conduire ma voiture en respectant les vitesses, en prenant mon temps. Je reviens toujours au contact de mon volant dans mes mains au contact de mes appuis sur mes pétales, à la sensation de jambes détendues sur le siège. Cette préparation mentale est un atout pour revenir à mon corps. Comment serai-je capable de swinger si je ne suis pas conscient de ce corps? Trop souvent dans ma voiture, j'étais déjà sur l'approche du green et pas vraiment à la conduite. Si je ne peux pas être ici et maintenant dans ma voiture, je ne serai probablement pas capable d'être là sur le tee du trou n°1. 
  2. Ma routine pour me préparer est un moment de bonheur. J'ouvre mon coffre tranquillement. Je sors mon sac, ajuste mon driver à sa place, caresse mes fers. J'apprécie vraiment ce moment où je bascule dans mon costume de golfeur. Je reste vraiment dans les sensations physiques du contact des chaussures, la sensation des crampons sur le sol. J'ai transformé ce moment d'attente sur le parking pour m'ancrer physiquement, de laisser mes milles et une pensée s'envoler. Bien sûr je penses, mais je reviens au plaisir de retrouver le contact avec mon équipement et laisse glisser cette énergie mentale. Je suis vraiment là, ici et maintenant. 

Essayez de transformer à votre façon ces moments d'attente et laissez moi des commentaires pour partager ce que cela change pour vous.